Addictions : Voici pourquoi certains hommes sont accros !

Si le sexe est excellent pour la santé, ceux qui y sont accros souffrent des mêmes problèmes déclenchés par toutes les dépendances. Notamment la perte de contrôle, l’anxiété, la dépression… Des problèmes pouvant parfois aller jusqu’à détruire la vie du malade, voire conduire au suicide. En fait, les hommes souffrant d’une addiction au sexe pourraient avoir des taux d’ocytocine plus élevés dans leur sang. Ce qui permettrait d’expliquer pourquoi certains sont accros. Explications.

L’addiction au sexe chez les hommes !

L’addiction au sexe chez les hommes !

Les variations de la quantité d’ocytocine présente dans l’organisme expliquent effectivement pourquoi certains hommes souffrent d’addiction au sexe et d’autres pas. Ceci selon une nouvelle étude publiée dans le Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism.

En effet, l’addiction au sexe est un trouble qui se caractérise par des pulsions ou des envies qui sont très difficiles à contrôler. Pouvant ainsi avoir des répercussions négatives sur la vie personnelle et professionnelle.

L'ocytocine !

L’ocytocine !

Alors comment expliquer ce comportement ? Selon l’étude publiée …. Les hommes souffrant d’addiction au sexe ont des taux d’ocytocine significativement plus élevés dans leur système.

En fait, l’ocytocine, connue aussi sous le nom d' »hormone de l’amour », est produite naturellement par les hommes et les femmes. Comme d’autres hormones, elle contribue à alimenter les émotions positives. Telles que la dopamine et la sérotonine. Également, elle joue un rôle clé dans le comportement sexuel. Des niveaux anormaux de cette hormone pourraient contribuer à l’addiction au sexe.

Une addiction au sexe plus fréquente chez les hommes …

Une addiction au sexe plus fréquente chez les hommes …

Afin d’améliorer les soins proposés aux personnes souffrant d’addiction au sexe, des chercheurs … Les chercheurs ont analysé les échantillons de sang de 64 hommes souffrant d’addiction au sexe. Aussi, de 38 hommes ne souffrant pas de cette addiction ! Selon les résultats, ils ont donc constaté que les hommes accros avaient effectivement des taux d’ocytocine beaucoup plus élevés dans le sang.

Ceux atteints d’une addiction ont ensuite suivi un programme de thérapie cognitivo-comportementale. Ils ont ainsi constaté une réduction significative de leur taux d’ocytocine après le traitement.

« Nous avons découvert que les hommes souffrant d’une addiction au sexe avaient des niveaux d’ocytocine plus élevés que les autres ». Déclare le Dr Andreas Chatzittofis, auteur principal de l’étude dans un communiqué. « La thérapie comportementale et cognitive a conduit à une réduction des pulsions des patients et de leurs niveaux d’ocytocine », conclut-il. Ce dernier a aussi précisé que les femmes peuvent aussi souffrir de dépendance au sexe. Même si les chercheurs ne s’y sont pas intéressés dans cet essai. 

Des études supplémentaires !

Des études supplémentaires !

En outre, les scientifiques affirment que leur découverte pourrait conduire à la mise au point d’un médicament qui bloque l’ocytocine pour les hommes souffrant d’une addiction au sexe.

Toutefois, les chercheurs estiment ainsi que des recherches supplémentaires sont nécessaires : « Ces résultats incitent à poursuivre les recherches afin d’élucider le rôle explicite de l’ocytocine dans cette pathophysiologie. Il est important de noter que des études supplémentaires sont nécessaires avant que la causalité puisse être déduite », conclut le Dr Chatzittofis.